Le baromètre de la commande publique en 2017

L'articulation entre marchés publics et sous-traitance

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Chers lecteurs,

Après quatre années de baisse continue, l’année 2017 aura finalement été l’année de la reprise de la commande publique (+7,1% soit 5,1 milliards d’euros). C’est ce qui ressort du baromètre de la commande publique publié par la Caisse des dépôts et l’AcDF (assemblée des communautés de France) le 30 janvier dernier.

Pour rappel, en 2012 l’achat public rassemblait 96 milliards d’euros, en parallèle l’année 2017 représente 77,3 milliards d’euros.

2018 sera-t-elle désormais l’année du retour des investissements sur le territoire ?

Le rapport démontre « un maintien du poids prépondérant des collectivités locales et de leurs groupements » en matière de commande publique (marchés publics, concessions, délégations de service public et marchés de partenariat). Les marchés de l’État et des opérateurs publics progressent quant à eux. A contrario, les bailleurs sociaux connaissent une vraie diminution de la commande publique, certainement due aux nombreuses mesures et annonces du gouvernement en ce qui concerne la baisse des APL, puis la baisse des loyers ou au recours à la VEFA.

Précisons que toutes les politiques publiques connaissent une reprise en 2017, à l’exception du logement et de l’habitat (-3,7%).

En 2017, ce sont les marchés de fournitures (+8%), de services (+14%) et d’ingénierie (+8%) qui tirent la commande publique à la hausse. La chute des marchés de travaux est enrayée (+0,9%).

Si l’on s’intéresse aux catégories d’acheteurs, les collectivités portent 60% du volume annuel des marchés de travaux, mais il demeure encore 38% en-deçà du pic de 2012 (27 milliards d’euros).

Le secteur du numérique demeure celui qui affiche la plus forte hausse avec une augmentation de 17,8%. Cette hausse s’explique par les chantiers en cours en matière de dématérialisation de la passation de la commande publique, ou encore grâce à la mise en œuvre de la facturation électronique.

Plusieurs programmes tels que « Action Cœur de ville » relatif à la revitalisation des centres-ville, ou la création de contrats de projet partenarial d’aménagement donnant lieu à de grandes opérations d’aménagement permettront, espérons-le, de redynamiser l’investissement sur les territoires en 2018.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]